Le bâtiment, dont la forme évoque un aigle qui prend son envol, comporte deux ailes abritant d’une part les bureaux pour les responsables du programme, et d’autre part les ateliers pour l’apprentissage et la pratique d’arts traditionnels. Entre les deux ailes, le corps central comprend un hall linéaire servant de lieu d’exposition, et une salle cérémoniale pour des rencontres quotidiennes. L’aspect extérieur est sobre et carcéral, avec des clins d’œil à des références autochtones, tel le motif des persiennes devant grandes baies vitrées à l’arrière qui rappellent les cuirasses traditionnelles en ossements. En contrepartie, l’intérieur est chaleureux et lumineux.
Le projet se distingue par ses formes expressives et symboliques, la qualité de ses détails d’assemblage, et par l’omniprésence du bois. Un enchevêtrement de poutres en bois de charpente éclairé par des fenêtres à clairevoie forme un plafond sculptural au-dessus du hall d’entrée, ou sont exposés les œuvres des détenus et un totem façonné par des détenus Haïda de la côte pacifique. Plus loin, dans une vaste salle octogonale servant à des rencontres et cérémonies quotidiennes, la lumière naturelle lèche la surface du plafond de bois, fabriqué en poutres lamellées-collées surmontées d’un platelage exposé en planches embouvetées. Les murs de cette salle, en planches de bois de finition, sont ornés d’images d’animaux représentant les sept sagesses : symboles traditionnels partagés par tous les peuples des premières nations du pays.
Le design est né d’une conversation avec les Aînés Algonquin et Micmac qui parrainent le programme Les sentiers autochtones à l’établissement La Macaza. Ils voulaient créer un environnement propice à la guérison pour les détenus provenant de plusieurs nations de partout au Canada. Suite à la présentation nos esquisses du projet, on nous a remercié ‘’d’amener de la beauté dans le monde’’.
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Photos : Maxim Guzun




